La sclérose en plaques : comprendre cette maladie auto-immune
La sclérose en plaques (SEP) est une maladie auto-immune chronique du système nerveux central qui touche environ 120 000 personnes en France. Elle débute le plus souvent entre 20 et 40 ans et affecte 3 femmes pour 1 homme.
Que se passe-t-il dans la SEP ?
Le système immunitaire attaque la myéline, la gaine protectrice qui entoure les fibres nerveuses. Cette démyélinisation perturbe la conduction de l’influx nerveux, provoquant des symptômes variés selon la localisation des lésions (plaques) dans le cerveau et la moelle épinière.
Symptômes
Les symptômes sont très variables d’une personne à l’autre : troubles visuels (névrite optique, vision double), faiblesse musculaire, engourdissements et fourmillements, troubles de l’équilibre et de la coordination, fatigue intense, troubles urinaires, douleurs, troubles cognitifs.
Les formes de SEP
Forme rémittente (85% au début) : alternance de poussées (apparition de nouveaux symptômes) et de rémissions (récupération partielle ou complète).
Forme secondairement progressive : après 10-20 ans, aggravation progressive du handicap avec ou sans poussées.
Forme progressive primaire (10-15%) : aggravation progressive d’emblée, sans poussées distinctes.
Diagnostic
Le diagnostic repose sur l’IRM cérébrale et médullaire (visualisation des plaques de démyélinisation), l’analyse du liquide céphalo-rachidien (bandes oligoclonales), et les potentiels évoqués.
Traitements
Les traitements de fond réduisent la fréquence des poussées et ralentissent la progression : interférons, acétate de glatiramère, diméthyl fumarate, fingolimod, natalizumab, ocrelizumab. Le choix dépend de l’activité de la maladie et du profil bénéfice-risque.