La migraine : bien plus qu’un simple mal de tête
La migraine est une maladie neurologique chronique qui touche environ 15% de la population mondiale, soit près de 1 milliard de personnes. En France, 8 à 10 millions de personnes souffrent de migraines, dont 3 fois plus de femmes que d’hommes.
Comment reconnaître une migraine ?
La migraine se distingue d’un mal de tête ordinaire par plusieurs caractéristiques : une douleur pulsatile (sensation de battement), généralement unilatérale (un seul côté de la tête), d’intensité modérée à sévère, aggravée par l’effort physique. Elle dure de 4 à 72 heures et s’accompagne souvent de nausées, vomissements, et d’une sensibilité accrue à la lumière (photophobie) et au bruit (phonophobie).
La migraine avec aura
Environ 30% des migraineux présentent une aura avant la céphalée. L’aura est un ensemble de symptômes neurologiques transitoires durant 5 à 60 minutes : troubles visuels (points lumineux, lignes en zigzag, taches aveugles), fourmillements d’un côté du corps, ou troubles du langage.
Mécanismes
La migraine résulte d’une activation anormale du système trigémino-vasculaire. Les neurones du tronc cérébral libèrent des neuropeptides (CGRP, substance P) qui provoquent une inflammation des méninges et une dilatation des vaisseaux cérébraux.
Traitements
Le traitement de la crise repose sur les triptans (sumatriptan, rizatriptan) et les anti-inflammatoires. Le traitement de fond est indiqué quand les crises sont fréquentes (plus de 4 par mois) : bêtabloquants, antiépileptiques, antidépresseurs, ou injections de toxine botulique pour les migraines chroniques.
Les nouveaux traitements anti-CGRP (anticorps monoclonaux : erenumab, galcanezumab, fremanezumab) constituent une révolution thérapeutique depuis 2018.